"Rien de grand ne s'est accompi dans le monde sans passion." [Friedrich Hegel]
 
Mardi 7 Février 2012 - Semaine 06

L'apprentissage du réseau Mondial

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12-12-2005

Dix mois après sa création, "La Cité virtuelle" fait son trou dans le petit monde cybernétique.

En attendant le Web en accès direct à la Réunion (probablement pour cette année), les mordus du réseau peuvent depuis dix mois ronger leur freins sur un serveur local.
L’aventure a eu du mal à s’enclencher, le temps de porter à la connaissance des initiés cette bien discrète naissance. Huit mois et 960 heures de connexion plus tard, "la Cité virtuelle" affiche 77 pianoteurs réguliers (et douze abonnés chaque mois), tous adhérents à ce serveur local. Sur l’écran, pas de musée du Louvre à visiter, ni de fichier CIA à consulter. Pas encore. Le maître des lieux à dispersé des forums de discussion version ciné-star, météo, sports ou littérature. Il suffit de cliquer sur des icônes pour lire ou écrire, visionner des photos satellites presque en temps réel, donner un point de vue dans un forum de discussion (newsgroup) ou même envoyer un message électronique (E-Mail) à l’autre bout du monde. "C’est l’un des rares moyens existant à la Réunion pour avoir accès à ces services internet", lâche Daniel Hénon-Hilaire, passionné d’informatique et architecte virtuel de la Cité. Il est plutôt fier de sa belle oeuvre. Elle occupe ses jours et ses nuits, en perpétuelle évolution, au gré des demandes et désiderata des adhérents.

Image"La Cité virtuelle" bénéfice d’une passerelle quotidienne vers le réseau mondial, nécessaire pour envoyer les courriers et rapatrier les conférences du réseau hexagonal Marianne (19 serveurs, 7 à 10 000 connectés). Daniel Hénon-Hilaire a également créé un magazine cybernétique, baptisé "City News" et envoyé tous les trois mois à la fois sur le serveur local et sur le réseau mondial. "Le but est de donner un maximum d’informations, d’ouvrir un espace aux professionnels et de montrer qu’à la Réunion, on est capable de monter des pages destinées au Web", explique l’informaticien. Le tout, bien sûr, en attendant l'arrivée d’un accès direct et grand public dans le département. Le réseau sera probablement accessible à partir d’un numéro de téléphone local dans le courant de l’année, grâce à France Télécom, un téléport régional ou une initiative privée. "Le monde s’ouvrira alors, offrant des horizons immenses", sourit Daniel Hénon-Hilaire. En attendant cette baisse des coûts de communication pour dialoguer avec la planète, "La Cité virtuelle" permet un apprentissage de cette révolution en marche.


Antoine Mermet.
Article paru dans Le Journal de l’île du dimanche 10 mars 1996
 
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